DIFFERENTES ASSOCIATIONS D'ANCIENS COMBATTANTS

Les associations d'anciens combattants en France trouvent leur origine dans la nécessité de soutien, de reconnaissance et de mémoire après les guerres,
avec les premières véritables structures formées dès la guerre franco-prussienne de 1870
et un essor considérable après la Première Guerre mondiale.

Les débuts au XIXᵉ siècle

La première association d'anciens combattants en France remonte au 12 mars 1872, à Paris, lorsque des vétérans de la guerre de 1870, appelés les « Francs-Tireurs des Ternes », créent la Société des Volontaires 1870-1871 . Avant cette date, certaines amicales régimentaires et sociétés spécialisées, comme celle des médaillés de Sainte-Hélène, existaient mais ne constituaient pas de véritables associations d’anciens combattants   Ces groupes pionniers avaient pour objectif la reconnaissance de leur service et le maintien des liens entre anciens combattants, en marquant notamment leur mémoire à travers des activités culturelles et commémoratives. Une autre initiative notable est Le Souvenir Français, fondé en 1887, qui œuvrait pour ériger des monuments et stèles et honorer les vétérans de la guerre de 1870, contribuant dès cette époque à l’ancrage mémoriel du combat dans la société française L’essor après la Première Guerre mondiale La Première Guerre mondiale a été un élément déterminant dans la multiplication et la structuration des associations. Dès 1916, les mutilés et réformés se regroupent pour obtenir des allocations, un soutien moral et pour revendiquer un statut social et juridique digne.  

Chemins de mémoire

Ces associations pionnières incluent l’Association générale des mutilés de guerre (AGMG) et l’Union nationale des réformés et mutilés (UNMR) Après 1918, face aux millions d'anciens combattants et aux tensions sociales, se créent des fédérations nationales : Union fédérale (UF) en 1917, centrée sur les droits des vétérans Union nationale des combattants (UNC) après l’armistice, appuyée par l'État et certains milieux conservateurs pour organiser rapidement la mobilisation des démobilisés Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) en 1917, avec un ancrage socialiste et communiste Ces associations se diversifient également selon les blessures, régiments ou professions, et participent à la protection sociale, à la réinsertion, ainsi qu’au devoir de mémoire en organisant des cérémonies et publications La Fédération interalliée des anciens combattants (FIDAC) est créée en 1920 pour fédérer les associations à l’échelle internationale et promouvoir la paix Missions et héritage Initialement, ces associations avaient quatre axes principaux : 
Mémorial : perpétuer le souvenir des camarades tombés au combat     
Social : offrir soutien et réinsertion aux mutilés et vétérans     
Légal : défendre les droits des anciens combattants auprès des autorités, obtenir pensions et avantages     
Éducatif : transmettre l’histoire et les valeurs républicaines aux générations futures

Aujourd’hui, alors que les derniers Poilus ont disparu, les associations poursuivent surtout un rôle mémoriel et éducatif, veillent à la reconnaissance des générations de combattants plus récentes et entretiennent le lien entre l’armée et la Nation En résumé : les associations d’anciens combattants françaises sont nées de la nécessité de solidarité et de reconnaissance après chaque conflit, avec une structuration progressive qui a permis à ces organisations de jouer un rôle social, juridique et mémoriel majeur depuis 1870 jusqu’à nos jours.

LE SOUVENIR FRANCAIS

Le Souvenir Français est créé en 1887, alors que la République s’enracine et que la défaite de 1870 reste un souvenir dont « on ne parle jamais et dont on se souvient toujours ».

Résumé de la guerre de 1870  - La guerre franco-allemande de 1870 a opposé, de juillet 1870 à janvier 1871, la France à la Prusse et aux Etats allemands. C'est ce conflit armé qui fit perdre à la France le territoire de l'Alsace-Lorraine. Bien que particulièrement brève, la guerre franco-allemande de 1870 aura des conséquences importantes, tant pour l'Allemagne que pour la France et le reste de l'Europe. Suite à la défaite de la France, c'est la fin du Second Empire dans notre pays et le début de la IIIe République. C'est également de ce conflit que naîtront les deux grandes guerres mondiales du 20e siècle, avec les conséquences dramatiques que l'on connaît aujourd'hui.

L’association va jouer un rôle essentiel dans le développement de l’esprit de défense et dans l’enracinement mémoriel de la guerre de 1870. Jusqu’en 1914, elle multiplie les créations de monuments et la participation aux cérémonies. Durant la Première Guerre mondiale, elle rend hommage à tous les combattants « Morts pour la France » en apposant des cocardes tricolores sur leurs tombes. A la suite de cette guerre, Le Souvenir Français fait face à une situation nouvelle.
Trois acteurs mémoriels s’imposent :
l’Etat,
les communes et
les associations d’anciens combattants.

Le Souvenir Français devient le partenaire efficace et permanent de ces trois nouveaux acteurs.
1887 Le temps du développement
1887-1918 Le Souvenir Français est créé en 1887 par François-Xavier Niessen. Originaire d’Alsace, François-Xavier Niessen s’est installé à Neuilly-sur-Seine quelques années avant la guerre de 1870. Il y exerce la profession de précepteur. Il reste très lié à la communauté alsacienne lorraine qui se développe de manière très importante après 1871 à Paris. Il crée en 1873 la Société de prévoyance et de secours mutuelle des Alsaciens-Lorrains. Il en sera le secrétaire général jusqu’à son décès en 1919. Parallèlement, il élargit ses centres d’intérêt à la sauvegarde de la mémoire des combattants de 1870. A cette date, cette sauvegarde est assurée par deux structures,  l’Etat, qui par la loi du 4 avril 1873 a encadré la création d’ossuaires et de tombes, et une association catholique « l’Œuvre des tombes et des prières ». Créée par le père Joseph,  cette association construit des monuments et des stèles en Allemagne pour sauvegarder la mémoire des prisonniers de guerre français et en France, en particulier en Alsace Moselle et dans la région parisienne. Elle organise de nombreuses messes en hommage aux combattants. Entre les gouvernements républicains et l’Œuvre, les relations vont se tendre dans un contexte de mésentente entre l’Eglise et la République. En 1887, François-Xavier Niessen crée Le Souvenir Français avec le soutien du gouvernement républicain. Dès lors et jusqu’en en 1914, l’association connaît un formidable développement. En 1900, Le Souvenir Français regroupe 80 000 adhérents dans 854 comités cantonaux. La création de monuments, de stèles et de plaques se multiplie. En 1900 on estime à 2000 le nombre de lieux matérialisés par l’association. C’est ainsi que Le Souvenir Français crée les premiers monuments en hommage aux « grognards » de l’Empire à Waterloo et en Russie et participe à la réalisation du monument consacré à Vercingétorix à Alise-Sainte-Reine ainsi que des centaines de monuments en hommage aux combattants de 1870. Le Souvenir Français s’impose également comme l’acteur principal, aux côtés des amicales régimentaires et des premières associations de vétérans de la vie commémorative. Les couronnes en perle du Souvenir Français ornent les monuments des combattants de 1870 dont l’association a encouragé l’érection en soutenant le vote de la loi de 1890 qui a confié aux communes la responsabilité de ces créations. En 1906, les relations entre le gouvernement et Le Souvenir Français s’approfondissent. Le Souvenir Français est reconnu d’utilité publique. La même année, le général Picart, ministre de la guerre du gouvernement Clemenceau, réunit à Paris François-Xavier Niessen et Auguste Spinner afin de favoriser la création de comités du Souvenir Français en Alsace-Moselle. Avec l’accord des autorités allemandes, Le Souvenir Français « prend pied » dans les territoires annexés. Un homme, Jean-Pierre Jean, incarne cette politique qui va connaître son point d’orgue le 4 octobre 1908 lors de l’inauguration du monument de Noisseville et le 17 octobre 1909 lors de l’inauguration de celui de Wissembourg. L’intense activité « pro-française » que révèlent ces deux cérémonies inquiète les autorités allemandes confrontées au développement de « l’esprit de Revanche ». En janvier 1913, Le Souvenir Français est interdit en Alsace-Moselle quelques mois avant l’éclatement de la Première Guerre mondiale. Pendant cinq années, Le Souvenir Français est dans l’impossibilité d’accéder aux tombes des combattants sur les champs de bataille. Les comités s’investissent dans l’organisation de cérémonies dans tous les cimetières communaux autour de la Toussaint et lancent la création d’associations-relais tant pour aider les familles endeuillées, que pour fleurir les tombes des combattants morts dans les hôpitaux de l’arrière. C’est à l’occasion de l’une de ces cérémonies que Francis Simon demande au gouvernement le transfert d’un Soldat Inconnu au Panthéon. La victoire de 1918 rend accessible les tombes des combattants. Les comités du Souvenir Français y apposent alors des cocardes tricolores qui permettent à ces tombes provisoires de s’inscrire pleinement dans l’histoire nationale. 1918 Au lendemain de la guerre, Le Souvenir Français est confronté au développement des activités de trois acteurs mémoriels : L’Etat En 1918, la question de l’inhumation des « Morts pour la France » s’impose de manière massive. 1 million 400 000 morts sont à déplorer. Trois problèmes sont à régler : la recherche des corps, le choix des lieux d’inhumation et la définition d’une symbolique funéraire. Une commission, placée sous la présidence du général de Castelnau est créée. Elle accorde la possibilité de restituer les corps des combattants aux familles tout en développant une communication active en faveur de la création de grandes nécropoles militaires nationales. Une homogénéisation de ces nécropoles est réalisée pour les stèles (la stèle cruciforme s’impose) et pour l’aménagement (entrée, allée, fleurissement). Alors que 300 000 corps de combattants ne sont pas retrouvés, 700 000 combattants sont inhumés dans les nécropoles nationales, et 350 000 corps sont restitués aux familles. Pour mener à bien ces actions, l’Etat crée le ministère des pensions dans lequel est intégré le service national des sépultures. Un corps de fonctionnaires de gardiens de cimetières est créé. Exclus de la gestion de ces nécropoles nationales, les comités du Souvenir Français se rapprochent des nombreuses municipalités qui créent des carrés militaires. Les communes Les communes s’imposent comme des acteurs de mémoire essentiels au cours de la Grande Guerre. Dès l’année 1915, certaines municipalités prennent l’initiative d’ériger des monuments afin d’y inscrire la liste des « enfants de la commune » « Morts pour la France ». En 1918, ces créations se multiplient. En quelques années,  plus de 30 000 monuments sont érigés dans les communes de France. Le monument aux Morts devient le lieu d’expression de la vie civique et patriotique de chaque ville et village. Parallèlement, les municipalités favorisent l’apposition de plaques et l’organisation de cérémonies. Les associations d’anciens combattants et victimes de guerre sont leur principal partenaire. Les associations d’anciens combattants et victimes de guerre Si la guerre de 1870/1871 n’a donné naissance qu’à un faible réseau associatif, il n’en est pas de même au lendemain de la Grande Guerre.

C’est par centaines que se créent des associations nationales qui regroupent les combattants par type de champs de bataille (Verdun, la Marne, la Champagne…), par types de blessures (de la face, des yeux, des poumons…), par types d’entreprises dans lesquelles se retrouvent les anciens (SNCF, électricité, audiovisuel…), par type de nationalités d’origine (arméniens, polonais, tchécoslovaques…), par types d’armées (gendarmerie, infanterie, cavalerie…)… Ce réseau est complété par quelques grandes associations qui tentent de regrouper l’ensemble de la génération de la guerre comme l’Union nationale des combattants (UNC), l’Union fédérale (UF) et l’association républicaine des anciens combattants (ARAC) ainsi que par des associations qui regroupent les veuves et les orphelins. Chacune de ces associations se démultiplie sur le terrain par des antennes communales, cantonales et départementales. En 1939, on estime à 6 millions le nombre d’adhérents de ces associations. Un adhérent associatif en France sur deux est membre d’une association d’anciens combattants. Un électeur sur trois est un ancien combattant. Bien que la porosité entre Le Souvenir Français et ces associations soit forte, les comités du Souvenir Français perdent la maîtrise de l’organisation des cérémonies patriotiques, en particulier celle de la journée nationale du 11 novembre dont la création a été imposée par le monde combattant à l’Etat en 1922. Le Souvenir Français devient un partenaire du monde combattant. Cette situation ne connaîtra que peu d’évolution après la Seconde Guerre mondiale et après les guerres d’Indochine et d’Algérie. Toujours mobilisés, les adhérents du Souvenir Français prennent en charge les tombes des combattants des nouvelles générations dans les carrés militaires mixtes, en particulier celles des résistants et des combattants de la Bataille de France, participent à la création de nouveaux monuments, stèles et plaques et sont présents aux cérémonies organisées dans le cadre des nouvelles journées commémoratives nationales. Le Souvenir Français connaît cependant de fortes évolutions internes au lendemain des décolonisations. Alors qu’il était implanté dans toutes les colonies françaises et en particulier dans les trois pays du Maghreb, Le Souvenir Français se replie en abandonnant sur place de nombreuses tombes de « Morts pour la France ».

UNION NATIONAL COMBATTANTS

L'UNC a été fondée au lendemain de la Première Guerre mondiale, par le Père Daniel Brottier, aumônier militaire qui en a eu l'idée. Georges Clemenceau remet au premier trésorier de l'UNC la somme de 100 000 francs-or, provenant du don d'une mère dont le fils est tombé au combat. Le père Brottier propose de se grouper sous la devise « Unis comme au front » qui devient celle de l'UNC. Il participe aux conseils d'administration jusqu'au 23 juillet 1923 avant de prendre la direction des Orphelins apprentis d'Auteuil. En novembre 1918, il demande donc au général Léon Durand qui vient de quitter le service actif d'être le premier président de l'UNC. Ce dernier accepte la présidence en 1918. Il convoque l'assemblée constituante début 1919 et crée des sections locales dans toute la France y compris l'outre-mer. L'UNC se fait connaître de la presse en janvier 1919. Les membres de son comité de patronage sont le cardinal Léon Adolphe Amette, le pasteur Couvé, le grand-rabbin Lévi, Maurice Barrès, Louis Barthou, Paul Beauregard, Léon Bourgeois, Charles Chenu, Alexandre Millerand, le général Paul Pau et l'abbé Émile Wetterlé. Elle est reconnue d'utilité publique le 20 mai 1920. Son but est double : il s'agit d'une part de faire reconnaître le droit à réparation des anciens combattants et plus généralement la reconnaissance de la nation envers ceux-ci et, d'autre part, de faire vivre le devoir de mémoire en participant aux commémorations et en assurant des témoignages, notamment auprès du monde scolaire et universitaire. C'est quatre mois après la naissance de l'UNC que la loi du 31 mars 1919 proclame dans son préambule : « la République reconnaissante envers ceux qui ont assuré le salut de la patrie proclame et détermine le droit à réparation ». Dans cette ligne, l'UNC s'engage à défendre les intérêts moraux, sociaux et matériels de ses membres et a obtenu depuis sa fondation la création du titre de reconnaissance de la nation, de la retraite mutualiste, de la carte du combattant, la décristallisation de la retraite du combattant et des pensions militaires d'invalidité des anciens combattants de l'armée française ressortissants des pays devenus indépendants. Congrès de l'UNC à Saint-Malo en 1926. Dans l'entre-deux-guerres, elle est avec l'Union fédérale (UF), l'une des deux grandes associations d'anciens combattants, l'UF se situant au centre-gauche et l'UNC au centre-droit, et à droite pour certains de ses animateurs et membres, notamment ceux de l'UNC de Paris, qui participèrent à la manifestation du 6 février 1934. Ces deux grandes fédérations valorisent l'« esprit combattant », fondé sur un patriotisme pacifiste et sur l'action civique, préférée à l'action politique - la politique étant perçue négativement dès lors où elle est vécue comme le lieu de la désunion et de l'inaction, contrairement au souvenir mythifié du front (d'où le slogan « unis comme au front »). À partir de novembre 1935, les dirigeants de l'UNC contribuent à la fondation et animent le Comité France-Allemagne. En juillet 1936, Jean Goy et les autres dirigeants lancent le « Rassemblement français », qui vise à regrouper tous les partis et associations anticommunistes. L'initiative végète en 1936-37, et se révèle un échec.

Après l'intermède de la Seconde Guerre mondiale, l'UNC renaît et tient une assemblée générale en novembre 1945. Elle commémore son 50e anniversaire en 1969. Elle regroupe alors trois générations du feu : les vétérans de 1914-1918 et ceux de 1939-1945, ainsi que les anciens des théâtres d'opérations extérieures et leurs cadets qui ont assuré le maintien de l'ordre en Afrique du Nord. Après de longues négociations et dans la mesure où les anciens de la guerre d'Algérie deviennent prépondérants, l'assemblée générale extraordinaire du 2 juin 1984 à Vittel décide d’accepter la fusion avec l'Union nationale des combattants d'Afrique du Nord (UNC-AFN) de François Porteu de La Morandière. De ce fait, bien que non engagée politiquement et revendiquant son indépendance partisane, l'UNC est parfois catégorisée à tort comme proche des idées de droite, contrairement à la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA), en signifiant que la commémoration du cessez-le-feu du 19 mars 1962 marquant la fin de la guerre d'Algérie, à la suite des accords d'Évian signés le 18 mars 1962, n'avait pas lieu d'être.

Présidents

Général Léon Durand, « président-fondateur ». Ce général de division (1904) qui a joué un rôle important lors de la bataille du Grand-Couronné en 1914, âgé (il est né en 1846 et meurt en 1925), est président d'honneur à partir de 1923 à la suite de sa démission pour raisons de santé. Charles Bertrand, 1923-1925. Député depuis 1919, il a été le secrétaire général de l'UNC de 1919 à 1923 et le président-fondateur de la Fédération interalliée des anciens combattants (FIDAC). Humbert Isaac (1878-1975), 1925-1926. Fils de l'homme d'affaires et député Auguste Isaac, il est l'un des dirigeants de la firme familiale Dognin & Cie. Président du groupe du département du Rhône, il est vice-président de l'UNC depuis 1919. Il est ensuite président d'honneur et siège à ce titre au bureau. Henry Rossignol (1889-1956); 1926-1934. Licencié en droit, assureur-conseil, secrétaire général du groupe du département de Seine-et-Oise de l'UNC, puis président, vice-président de l'UNC. Mobilisé en août 1914, il est blessé le 29 août 1914 et amputé d'une partie du bras gauche. Titulaire de la médaille militaire (1915) et de la croix de guerre, il est chevalier de la Légion d'honneur au titre du ministère des pensions en 1927, officier en 1932 et commandeur en 1940. Il est désigné président honoraire en 1935. Il démissionne de la présidence car son nom est mêlé à l'affaire Stavisky. Georges Lebecq (1883-1956), 3 février 1934-1935. Mobilisé comme sergent en 1914, il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1931. Président du groupe de la région parisienne de l'UNC depuis juin 1929, il appelle à manifester lors du 6 février 1934. Il est conseiller municipal de Paris de 1929 à 1935 et vice-président du conseil général de la Seine, conseiller général de Neuilly-sur-Seine (1935-1936), réélu conseiller municipal de Paris en février 1936. Il a été membre du Parti démocrate populaire (PDP). Jean Goy, décembre 1935-1940, député de 1924 à 1936 et de 1938 à 1940, il est secrétaire général du comité France-Allemagne de 1935 à 1939. Sous l'Occupation, il est l'un des dirigeants d'un parti collaborationniste, le RNP (1941-1942). baron Alfred de Pontalba, 1945-1954. Riche propriétaire terrien, il est trésorier général de l'UNC et président départemental du groupe de l'Oise avant la guerre. Il a été candidat aux législatives de 1936, sans succès, comme membre du PDP[22]. Alexis Thomas, 1954-1962, présidait le groupe mosellan avant 1939 et était vice-président national depuis 1935. Il s'est porté candidat, anticommuniste, aux législatives de 1936 en Moselle, il est brièvement député en 1958. comte Horace Savelli, 1962. Président des jeunes de l'UNC de la Loire-Inférieure avant la guerre, compagnon de la Libération, ancien officier de l'état-major du général Leclerc, il est président de l'UNC de Loire-Atlantique. C'est la première fois que l'UNC n'est pas présidée par un ancien combattant de 1914-1918. Il n'a présidé l'UNC que quelques semaines : chef du réseau Ouest de l'Organisation de l'armée secrète OAS-Métro, il est arrêté en mars 1962, jugé et condamné à 13 ans de prison. Dominique Audollent (1897-1972), 1962-1969. Fils d'Auguste Audollent, doyen de la faculté des lettres de Clermont-Ferrand, il est titulaire de la croix de guerre 1914-1918. Il a été secrétaire de la conférence des avocats du barreau de Paris en 1925-1926. Avocat à Clermont-Ferrand, il a présidé la section de l'UNC de cette ville dans les années 1930. Prisonnier rapatrié sous l'Occupation, il préside la Légion française des combattants de Clermont-Ferrand. Membre du conseil de justice politique, créé par le gouvernement de Vichy, reconnu coupable d'indignité nationale par la Chambre civique de Riom en 1946, il est aussitôt réhabilité en raison des services rendus à la Résistance. Il est capitaine dans les troupes d'occupation en Allemagne en 1946 et préside la Fédération des indépendants et paysans du Puy-de-Dôme jusqu'en 1966. Il est commandeur de la Légion d'honneur (1966). Jacques Grasseau, 1969-1974. Avocat à Poitiers, président du groupe départemental de la Vienne avant la Seconde Guerre mondiale, engagé volontaire des deux guerres mondiales, prisonnier évadé sous l'Occupation, arrêté par la Gestapo en 1942 avec les membres du réseau de résistance Louis Renard, il est officier de la Légion d'honneur. Il a été candidat à une élection législative partielle en 1934. Jean-Albert Dom, 1974-, ?, combattant et ancien prisonnier de la guerre 1939-1945, secrétaire général d'un syndicat patronal, cet ancien membre du Parti social français (PSF) puis du Parti républicain et social de la réconciliation française a rallié le Rassemblement du peuple français du général de Gaulle en 1947. Il meurt en 1988. Hugues Dalleau (1991-2011), attaché commercial. général Jean Kervizic : 2011-2013, Saint-Cyr promotion 1956-58. général de brigade (2e section) dans le Génie. Lucien-Louis Bayle : 2013-2015. Né en 1938 à Tunis, Lucien-Louis Bayle, sorti officier de l'École militaire de Cherchell, a commandé une harka en Algérie puis des groupes d'autodéfense de 1960 à 1962. Il est promu en 1963 lieutenant de réserve dans l'infanterie. Rendu à la vie civile, il fait une carrière d'administrateur civil au ministère des PTT, tout en obtenant des fonctions électives (adjoint au maire du 20e arrondissement de Paris de 1983 à 1989 ; conseiller de Paris délégué à l'éducation de 1989 à 1995). Il préside l'UNC-Paris de 2010 à 2013. Général Pierre Saint-Macary, 2015-2019. Saint-Cyr promotion 1967-69. Général de brigade (2e section) dans le Génie. Général Hervé Longuet, 2019 - XXXX. Né en 1948. Général de corps d'armée aérienne (2e section).

Devise

Sa devise à ses débuts est une phrase du général Léon Durand ou du père Brottier : « Unis comme au Front ». La devise des 39/45 a évolué vers « Unis comme nos pères ». Sur des drapeaux faisant référence à la guerre d'Algérie, au service militaire en Tunisie ou au Maroc, on peut parfois lire « Unis comme dans le bled ».

ANCIENS COMBATTANTS ET PRISONNIERS DE GUERRE

L’ACPG/CATM/TOE/VG remonte bien avant la charte du 8 août 1945 et même avant la libération du territoire national.
Les centres d’entre aide ouverts aux prisonniers de guerre et à leur famille furent les premières pierres de l’édifice d’où devait naître la FNPG (Fédération Nationale des Prisonniers de Guerres). Les premiers rapatriés désorientés y retrouvèrent une sprit de générosité qui les réconforta et les évadés reçurent aide et assistance. Parallèlement, sous l’implusion de quelques camarades et plus spécialement d’anciens évadés, naquit le mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (MNPGD) mouvement clandestin où ces prisonniers apportèrent une contribution à la résistance.
C’est la fusion de ces deux associations que naît le 5 avril 1945 la FNPG (Fédération Nationale des Prisonniers de Guerre). Reconnue d'utilité publique par le décret du 1er Avril 1948, notre Fédération Nationale comptait à l'époque, plus d'un million d'adhérents. Depuis 1963, les combattants d'Algérie, Tunisie, Maroc ont rejoint les Combattants Prisonniers de la Guerre au sein de cette Fédération, devenue " Fédération Nationale des Combattants Prisonniers de Guerre et Combattants d'Algérie, Tunisie, Maroc ". Ils ont été rejoints par des Veuves de nos camarades PG et CATM décédés ainsi que par les Anciens Combattants et Victimes de guerre de tous conflits (Corée, Indochine, guerre du Golfe), Militaires des opérations extérieures (OPEX)...
Cette puissante organisation demeure, 65 ans après sa création, une des toutes premières du monde combattant et victimes de guerre. Puis en 1975 les veuves de nos camarades prisonniers de guerre CATM décédés ainsi que les anciens combattants et victimes de guerre de tous les conflits (Corée, Indochine, guerre du Golf) et militaires des opérations extérieurs (OPEX) rejoignirent notre association pour devenir (ACPG/CTAM/VG).
Notre association demeure puissante 65 ans après sa création pour devenir une des toutes premières du monde. La composition 97 associations départementales indépendants qui adhèrent à la fédération nationale. Elles est administrée par un bureau fédéral ainsi que d’un comité fédéral qui fixe les orientations et les objectifs à atteindre.

FEDERATION NATIONALE DES ANCIENS COMBATTANTS D'ALGERIE

la FNACA créée en pleine guerre d'Algérie, le 21 septembre 1958,
Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie, est l'association spécifique des anciens combattants en Afrique du Nord. Elle regroupe à ce jour 358 505 adhérents rassemblés dans 3 560 comités locaux ou cantonaux. Peuvent adhérer tous ceux ayant pris part à la guerre d'Algérie, aux combats du Maroc et de Tunisie, leurs veuves, ascendants et orphelins ainsi que les pupilles de la Nation. Ses buts : Défendre les droits matériels et moraux de tous ceux ayant pris part à la guerre d'Algérie et aux combats du Maroc et de Tunisie (1952-1962) Agir en faveur de la Paix en commémorant la date du 19 mars 1962, cessez-le-feu ayant mis fin officiellement à la guerre d'Algérie. L'action prépondérante de la FNACA a déjà permis : L'obtention de la reconnaissance de la qualité de combattant et l'attribution de la carte du combattant aux anciens d'Afrique du Nord (9 décembre 1974) ainsi que la reconnaissance officielle de la Guerre d'Algérie (18 octobre 1999).

L’officialisation du 19 mars 1962 comme Journée Nationale du Souvenir et du Recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc (décret du 6 décembre 2012), cette journée ni fériée, ni chômée est fixée au 19 mars, jour anniversaire du cessez-le-feu en Algérie. Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie La Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA) est une association française d'anciens combattants d'Afrique du Nord. Elle se présente comme la première association nationale avec 358 505 membres et 3 560 sections locales et départementales en 2013.

Fin 2025, en raison du vieillissement et des décès, la FNACA ne compte plus que 154 890 membres. La FNACA prévoit son auto-dissolution au niveau national pour décembre 2031. Histoire fondation En 1958, trois associations d'appelés et de rappelés de la guerre d'Algérie, se réunissent pour former la Fédération nationale des anciens d'Algérie (FNAA), ancêtre de la FNACA : le Groupement des rappelés et maintenus (GRM) créé en novembre 1956, proche des socialistes[réf. souhaitée] ; l'Association des anciens d'Algérie (AAA) créée au début de 1957 par Jean-Jacques Servan-Schreiber, proche du Parti radical ; l'Association nationale des anciens d'Algérie (ANAA) créée en février 1958, autour de Paul Fromonteil de Châtellerault et proche du Parti communiste français (PCF). Jean-Jacques Servan-Schreiber en est élu président. Les buts de la FNAA sont : entretenir et renforcer les liens de camaraderie et d'amitié entre les anciens d'Algérie, permettre la défense de leurs droits matériels et moraux. Jean-Jacques Servan-Schreiber conclut sa première intervention devant le congrès d'unification : « Dans le respect des convictions intimes de chacun, nous nous attelons maintenant ensemble, non seulement pour la défense des droits légitimes de tous nos camarades mais pour faire triompher à l'avenir ce que le général de Bollardière a appelé les valeurs morales qui ont fait la grandeur de notre civilisation et de notre armée et pour la paix ». Évolution Le 30 et 31 mars 1963 au 4e congrès national de Noisy-le-Sec est ajouté le «C» de combattant dans le sigle de la FNACA. La FNACA modifie son appellation et ses statuts pour mieux marquer sa volonté de faire reconnaître le titre de combattant aux deux millions de soldats qui, jusque-là, sont considérés comme ayant participé à des opérations de police ou de maintien de l'ordre en Algérie, Maroc et Tunisie.

L'article 2 de ses statuts, déposés le 17 juin 1963, stipule que la FNACA est indépendante à l'égard des pouvoirs publics et de tout parti politique, groupement philosophique ou religieux. En 1965, Jean-Jacques Servan-Schreiber abandonne la présidence nationale de la FNACA à Jacques De Jaeger. En 1975, Jacques De Jaeger passe le relais à Wladyslas Marek, jusque-là secrétaire national chargé des relations avec les élus. Celui-ci assure la présidence nationale jusqu'à sa mort, en septembre 2011.

De 1963 à 1974, la FNACA se heurte à la vive résistance des gouvernements qui ne veulent absolument pas entendre parler de guerre d'Algérie et encore moins reconnaître les droits des participants. De même, dans les années 1970, la FNACA milite pour que la date du 19 mars soit officiellement commémorée, à l'égal du 11 novembre, suscitant l'opposition du gouvernement, des partis de droite et de la plupart des associations d'anciens combattants, notamment de l'Union nationale des combattants (UNC), laquelle déclare « qu'il est injurieux pour la mémoire de nos camarades tombés dans les djebels de vouloir honorer leur sacrifice à la date anniversaire de la signature des accords d'Évian, qui ont consacré le divorce entre l'Algérie et la France ». La FNACA précisant de son côté qu'il ne s'agit nullement de célébrer la signature des accords d'Évian mais avant tout « la fin d'un cauchemar ».

Dans les années 1980, la polémique sur la commémoration du 19 mars continue de plus belle. Interrogée par le journal Le Monde, une des six cents personnes qui protestent contre la commémoration organisée le 22 mars 1980 par la FNACA à l'Arc de triomphe — M. François Pic-Paris, maire de Saint-Léger-en-Yvelines — affirme : « On ne commémore pas Waterloo ». Un autre opposant à la FNACA déclare : « Cette commémoration est une insulte à nos morts » tandis qu'un autre explique : « On ne fête pas la perte de douze départements français ».

Dans les années 1970 et 1980, la FNACA est accusée — par certaines organisations d'anciens combattants comme l'Association des anciens combattants de l'Union française (ACUF) et par certains mouvements politiques d'extrême droite ou nostalgiques de l'Algérie française — d'être inféodée au PCF. De fait, plusieurs dirigeants de la FNACA sont membres actifs du PCF tels : Maurice Sicart, secrétaire général de la FNACA ; Serge Peronnet, trésorier national de la FNACA ; Guy Ramis, secrétaire national juridique et social de la FNACA ; Robert Pelletier, administrateur du journal de la FNACA l'Ancien d’Algérie ; Michel Sabourdy, rédacteur en chef du journal de la FNACA. La FNACA ayant déposé plainte pour diffamation contre l'ACUF en 1982, le Tribunal de Grande Instance de Nancy prononce la relaxe de l'ACUF par son jugement du 14 octobre 1982. La FNACA ayant fait appel de ce jugement ; l'affaire revient le 20 mai 1983 devant la deuxième chambre de la Cour d’Appel de Nancy qui, dans son audience publique du 19 juin 1983, relaxe une nouvelle fois l'ACUF. En 1985, après plusieurs années de mauvaise gestion, la caisse nationale mutualiste (CNM) de la FNACA, créée en 1970, est en difficultés financières. Selon le procès-verbal du conseil d'administration de la CNM de la FNACA, des lacunes graves dans la comptabilité sont observées ainsi que plusieurs détournements d'argent. Pour les seuls premiers mois de 1985, la perte d'exploitation est alors de 2 283 134 de francs. L'ancien directeur de la CNM, Raymond Froumentin, reconnaît les faits le 30 mai 1986 et est licencié le 2 juin 1986. Après la mort de Wladyslas Marek en 2011, président de la FNACA depuis 1975, la présidence de la FNACA revient à Guy Darmanin.

Lors du congrès national du Havre d'octobre 2024, le président national Guy Darmanin annonce que la FNACA pourrait disparaitre en décembre 2026, en raison du vieillissement et de la disparition accélérée de ses membres. À partir du 5 décembre 2026, Guy Darmanin propose que la FNACA cesse d'être une fédération et devienne une simple association gérée par un prestataire de services.

Effectifs

La FNACA atteint jusqu'à 382 000 adhérents dans les années 1990 et elle regroupe des appelés, des rappelés, militaires de carrière et engagés de toutes sensibilités. Selon l'association elle-même, la FNACA rassemble 370 000 membres en 2006, 360 000 membres en 2009, 353 000 membres en 2010, 328 000 membres en 2014, 301 000 membres en 2017, 296 000 membres en 2018, 280 000 membres en 2020, 245 000 membres en 2022, 203 000 membres dont 40 000 veuves fin 2024, 177 801 membres au printemps 2025, 154 890 membres fin 2025, demeurant toujours la plus importante des associations d'anciens combattants. La diffusion totale de son journal, l'Ancien d'Algérie, contrôlée par l'Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM), s'élevait chaque mois à 338 000 exemplaires en moyenne en 2014, à 300 000 en 2018, à 280 000 en 2020, à 215 000 en 2024, chiffres traduisant l'érosion progressive des effectifs de la FNACA.

Actions

Plaque funéraire sur la tombe d'un ancien combattant. La FNACA est à l'origine de la loi du 9 décembre 1974, qui reconnaît le principe de la qualité de combattant pour les anciens d'Afrique du Nord.
La carte du combattant est attribuée pour tout séjour de 120 jours minimum en Afrique du Nord entre le 1er janvier 1952 et le 2 juillet 1962. Elle agit pour que ces conditions soient élargies à tout militaire ayant effectué 120 jours commencés avant le 2 juillet 1962. Les militaires ayant effectué un séjour de 90 jours en Algérie entre le 2 juillet 1962 et le 1er juillet 1964, peuvent prétendre au titre de reconnaissance de la nation qui leur ouvre les portes de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre. Depuis 1974, les anciens combattants ont donc des droits à la retraite mutualiste du combattant.
La FNACA a également permis la reconnaissance officielle de la guerre d'Algérie le 18 octobre 1999. Par ailleurs, chaque 19 mars depuis les années 1960, la FNACA commémore le cessez-le-feu en Algérie. Elle demande qu'il devienne le jour officiel de commémoration de cette guerre.

Cette demande n'est pas partagée par d'autres associations d'anciens combattants et de rapatriés. Ces derniers estiment en effet que ces accords ne marquent pas la fin de la guerre puisque les violences se sont poursuivies jusqu'à l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962. Le 26 mars 1962, par exemple,
lors de la fusillade de la rue d'Isly, à Alger, des soldats français ouvrent le feu sur des dizaines de manifestants opposés à l'indépendance de l'Algérie.
Le 5 juillet 1962, au moins 700 pieds-noirs et Algériens ayant choisi la France sont massacrés à Oran. De son côté, l'Organisation de l'armée secrète (OAS), qui refuse le cessez-le-feu, redouble de violence, faisant des dizaines de morts et de blessés dans des attentats et assassinats ciblés. À cela s'ajoutent de nombreux enlèvements et l'exode douloureux de milliers de rapatriés et de supplétifs musulmans ayant combattu auprès de la France ont également lieu après le 19 mars.
De plus 750 militaires français ont été assassinés ou enlevés après le 19 mars 1962. Entre 55 000 à 75 000 harkis, notamment, ne sont pas autorisés à rejoindre la France et sont victimes de massacres et de représailles en Algérie. « Pour nous, cette date ne marque pas la fin de la guerre mais le début du génocide harki avec des milliers de massacres », déplore Hacène Arfi, président de l'association Coordination Harka[39]. « La guerre d'Algérie a fait un nombre de victimes triple après sa fin officielle qu'avant ! », dénonce quant à lui le général Hervé Longuet, président de l'Union nationale des combattants (UNC).

La FNACA obtient cependant satisfaction, dans un premier temps avec l'adoption d'une proposition de loi le 22 janvier 2002 et finalement avec le vote de cette proposition de loi par le Sénat, le 8 novembre 2012. Le 6 décembre 2012, le président de la République, François Hollande, promulgue la loi No 2012-1631 qui fait du 19 mars de chaque année, une « journée nationale du souvenir et de recueillement » en hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats au Maroc et en Tunisie, sans pour autant éteindre les polémiques, la droite parlant de « provocation ». Valeurs Bien que non engagée politiquement et revendiquant son indépendance partisane, la FNACA est fréquemment catégorisée comme proche des idées de gauche, du Parti socialiste (PS) et du PCF. Présidence La présidence nationale de la FNACA est assurée par Guy Darmanin depuis novembre 2011, date à laquelle il a succédé à Wladyslas Marek, mort à cette date. Guy Darmanin a été appelé sous les drapeaux en mai 1960 dans les transmissions et a servi en Algérie du 6 septembre 1961 au 31 mai 1962.